L'oeuvre est actuellement exposée à : atelier d'artiste

Type d'art :
Peinture acrylique
Thème :
Graphique, Icones, Portrait, Religion.
Mots-clefs :
histoire
politique
icônes
composition
Dimensions :
96 X 58 X 8 cm
Description :

Peinture acrylique sur nappe étirée à l’agrafeuse sur une planche de bois (matériel de récupération) Cette peinture est composée d’images extraites de différents médias italiens (internet, journaux, télé, films, magazines, etc...). C’est une représentation chaotique de faits-divers et événements politiques qui se déroulent dans l’Italie contemporaine. Le travail est librement inspiré, comme le précédent de l’allégorie du bon et du mauvais gouvernement fresque d’Ambrogio Lorenzetti. C’est une peinture qui a l’ambition utopique de vouloir être au premier rang de l’ordre des styles picturaux: la peinture historique. Au centre: le pape, symbole de l’ancien pouvoir temporel et spirituel, mais actuel gouverneur totalitaire de l’État du Vatican, État dans l’État italien; il reste selon certain le réel leader spirituel de l’Italie, exerçant une influence non-négligeable au sein des consciences du peuple, et surtout en influençant directement la politique, qui se plie ponctuellement aux exigences de l’église. Il est sans besoin de masque, un costume carnavalesque. Silvio Berlusconi déguisé en son alter-ego, Batman, le chevalier noir. Berlusoni obtient tôt, dans sa carrière «héroique», la charge de chevalier du travail, et aussitôt il s’inscrit dans la loge maçonnique Propaganda Due (P2), une secte qui est liée étroitement à plusieurs affaires criminelles entre les années ‘60 et ‘70. C’est à cette époque que ressort le côté obscur de du gouverneur italien. Le rapprochement avec Batman se fait encore par le fait que ses opposants arborent le violet (couleur du Joker) pendant le No Berlusconi Day. Au-dessus, des zombies extraits du film Le jour des morts-vivants (1985), de George A. Romero. Cette représentation veux faire écho au discours de Guy Debord: « Le spectacle en général, comme inversion concrète de la vie, est le mouvement autonome du non vivant. », ce discours s’applique bien à la société italienne où la télévision occupe un rôle fondamental. Sur la droite, Patrizia D’addario célèbre escort (prostituée de luxe) italienne qui a déclarée avoir été bluffée par Berlusconi, qui lui aurait promis une carrière industrielle et une place dans son parti politique Popolo Della Libertà (Peuple de la Liberté). Je l’associe à une peinture de Caravage, La Madonna dei pellegrini (1604/06), qui fit un grand scandale car il utilisa comme modèle une célèbre prostituée romaine. Sur la gauche:L’histoire horrible de Stefano Cucchi mort en octobre 2009 agonisant dans un hôpital où il n’a pas reçu le traitement nécessaire pour le sauver, après avoir été battu dans les prisons du tribunal de Rome, jugé pour possession de substances illicites, ses droits n’ont pas été reconnus; ces épisodes se multiplient. Au dessus, deux personnages mélancoliques, sorte d’autoportrait; c’est une création de mon arrière- oncle qui était un réalisateur de dessins animés pour la télévision italienne durant les années ‘60. Au milieu des deux le logos, celui d’un quotidien italien plutôt critique vis à vis du gouverement: il Fatto Quotidiano.